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 “Hôtel du Roule” (detail – rear) named by Krafft & Ransonnette as the House of the Institution of M. Lemoine d’Essoies, rue de Berry, near the Barriers of the Champs-Elysées,  built [rebuilt] in the year 1798, by Aubert, Architect. – Plate XXXV, 1829 reprint of 1802 engraving. Image courtesy of gallica.bnf.fr / BnF.

Hôtel du Roule & Théodore Géricault

As many readers know, Théodore Géricault was born in Rouen, the ancient capital of Normandy, in 1791. Sometime in 1796, or 1797, Théodore moved to Paris with his much older parents and maternal grandmother into apartments in the faubourg Saint-Germain south of the Seine River. There, Géricault attended three private boarding schools, all on the south side of the Seine. The first of Géricault’s boarding schools was the pension Dubois & Loiseau – situated in the palace of the former Archives of the Chevaliers of Saint Lazarus on the Rue de Monsieur.

Théodore Géricault’s first boarding school, it turns out, had close connections with another private boarding school, one of the most important in Paris, situated at the Hôtel du Roule (Roulle) on the opposite side of the Seine. The Hôtel du Roule was located on the Rue Neuve-de-Berry, near Chaillot, not far from the Champs d’Elysée west of Paris. Almost nothing has been written about this edifice, however, – in large part I believe, because of the Hôtel du Roule’s unique history and place in the public imagination during the latter half of the 18th century.

In 1750, the Hôtel du Roule was home to the fabled brothel of Madame Justine Paris, successfully servicing the needs and desires of wealthy French clients and those from abroad. A decade later, the Hôtel du Roule was home to a Latin grammar school, and then to a private boarding school: educating the male children of aristocrats and the wealthy.

Hôtel du Roule: Brothel & Madame Paris

Discussions of the brothel at the Hôtel du Roule and its proprietress Madame Justine Paris first appeared in print in 1750 in books produced within France and in other countries. The explosion of fame surrounding Madame Paris and her brothel at the Hôtel du Roule just years later was such that Voltaire, in a private letter to a friend in 1755, could refer to the “maison de Madame Paris” both as a known place and as representative of a particular kind of culture.* The critic’s correspondence, of course, was published and republished throughout the 18th century and was required reading among the literate of many nations. (*1784 Oeuvres Completes de Voltaire. T-55 “Lettre à M. Thiriot, à Paris”, 1755 10 01. (p.259)

Letters by other writers, other references lost to time, songs, and word of mouth ensured that tales of Madam Paris and her brothel were recycled across generations within France and beyond France’s borders, as we shall see.

Madame Paris was present at the Hôtel du Roule from 1750 until Easter of 1751, according to contemporary reports. Madame Paris then reputedly retired with a substantial annuity and passed away in 1773. After her death, new publications featuring Madame Paris continued to appear throughout the 1770s, just as titles previously published during the 1750s continued to circulate.

What did Théodore Géricault know of Madame Paris and her brothel at the Hôtel du Roule? Male members of Géricault’s family during this time almost certainly knew of Madame Paris, and her brothel at the Hôtel du Roule. Indeed, some of Géricault’s wealthier relations may have visited her establishment. Contemporary press reports attest to the popularity of the brothel at the Hôtel du Roule and to the skills of the prostitutes there.

1750 10 30 Lettre LXIII “… L’Hotel du Roule, Monsieur, est devenu trop considérable dans le monde, pour qu’il me soit permis de vous en laisser ignorer l’établissement. Il n’est fils de bonne maison qui ne s’y fasse présenter, il n’est cercle de bonne compagnie où l’on n’en parle, il n’est surtout étranger de nom à Paris qui n’y aille acheter à beaux deniers comptans des dispenses de soupirer, comme dit Versorand. C’est dans ce Kioste (sic – “kiosk” – Turkish ‘pleasure house.’) perpétuel qu’un douzaine de jeunes Cythériennes s’occupe jour & nuit à entretenir ou à rallumer le gôut de la plus simple nature. Vous le voïés quelquefois rassemblées dans une espèce de réfectoire particulièrement appelé le serrail, assises autour d’une table longue, proprement mises, légèrement vétues, jouant, chantant, babillant, ou riant un peu fort à propos de rien. De là elles se dispersent dans les diverses ceullules du Cloitre, & même dans les différens quartiers de la Ville, au gré du mouchoir qui les appelle. On prend douze francs au parterre, un Louis aux seconde loges, & deux Louis aux premières; ou pour parler sans figure, douze francs pour la visite de passage, un Louis pour le souper simple, et deux Louis pour le souper-coucher.

Des maîtres de toute sort sont emploïes à l’éducation de cette brillante jeunesse; Maîtres à danser, à chanter, de clavessin, & surtout à lire. La sage fondatrice, l’illustre Mde. Pâris, à peine âgée de cinquante ans, avec un visage riant, maigre & long, un teint couperosé, un œil louche & l’autre de moins, beaucoup d’esprit & de dignité, fait les honneurs du Lieu, y reçoit, y éconduit, y commande de son sopha, y maintient l’ordre & la bienféance. C’est la Bonne Maman, elle ne veut point d’autre titre. Quatre mille livres de rente viagère, glorieusement aquises en un an d’exercice, suffisent à son ambition; elle se retire à Paques avec le tiers en fus soulent aux pieds la Fortune, lasse du pouvoir, fatiguées de la représentation, & pressée de jouir d’elle-même.

Il ne manquoit à la célébrité de l’hôtel du Roule que les honneurs de la Poësie…”Les Cinq Années Littéraires, ou Nouvelles Littéraires, &c. Des Années 1748, 1749, 1750, 1751 et 1752. Par Mr. Clément. Volume II. Imprimées à La Haye, Chés Ant. De Groot et Fils. 1754. (pp. 162-166) [Reprinted in 1755 and 1756.]

1750 Les Cannevas de La Paris ou Memoires Pour servir à l’histoire de l’hôtel du Roule, A la Porte de Chaillot. “…Epitre à Madame Paris, Grande Pretesse des Temples de Cythere, Paphos, Amathonte & c….”  [Multiple prose accounts in two parts.]

1750 06 04 La Bigarure ou Meslange Curieux, Instructif et Amusant …Cantique Spirituel, sur l’établissement d’une nouvelle Communauté de Filles de Paris; (Sur un Air de l’Opéra d’Isis). “Le Couvent le plus doux de Paris Est celui de Madame Paris…” [song plus extended commentary] (p.140-143) Tome 3, 1750, La Haye.

1751 11 22 L’Epilogueur Moderne, Historique, Galant & Moral, Tome 5, Amsterdam. “Un Bourgeois de Paris avoit une assez jolie fille, âgée de 15. à 16. ans, qui disparut inopinément, le Père affligé n’oublia rien pour la retrouver, mais ce fût inutilement; un an se passa sans qu’il en eut des nouvelles, quoiqu’il ne cessa de s’en informer. Un jour qu’il en parloit dans une Compagnie -, quelqu’un le prit en particulier, & lui conseilla d’aller s’informer à la Communauté de Me. Paris si elle n’y seroit point par hazard. Le bon homme ignoroit ce que c’étoit que Me. Paris & sa Communauté; on le lui expliqua sur le ton médisant, en lui enseignant dans quelque ruë, il la trouveroit. Il s’y rend dès le lendemain; quoique Me. Paris ne vit pas en lui un des Etourneaux, elle le reçut polimant à son ordinaire, & il lui expliqua le sujet de sa visite demandant, si elle n’avoit pas chez elle une jeune fille nommée Babet, on lui répondit que non: il insiste on se tient sur la négative, il demande la permission de visiter le couvent, il n’étoit pas d’une figure à l’obtenir; mais on lui offre de faire passer devant lui les Réligieuses en revûe…”

1752 – L’École de l’Homme, ou Parallele des Portraits du Siécle & des Tableaux de l’Ecriture Sainte – Ouvrage moral, critique & anecdotique. Première Partie. … IX Leçon. Du Mariage. “…A ces deux mariages, disproportionnés pour l’âge, joignons-en un troisiéme où l’interêt, ce Prothée merveilleux, cette ame du monde, joue admirablement bien son rôle. Aronce vient d’épouser Florine, à peu près avec les mêmes dispositions qu’il auroit acheté une ferme. Il auroit eu la précaution de voir les baux, l’état des bâtimens, la nature des terres & leurs revenus: il a eu l’attention d’examiner les talens de Florine, l’usage qu’elle en savoir faire, & le profit qu’il en pouvoir retirer. On ne dira pas qu’il a acheté chat en poche. Il n’ignoroit pas qu’elle avoit fait un séminaire de trois ans à l’Hôtel du Roule, & c’est par-là qu’il l’a aimée, & à cause de cela qu’il l’a épousée. Le caprice n’est pas neuf; quand il paroîtroit ridicule, il est goût d’Aronce, & cela lui suffit. Avec un bien médiocre, peu de naissance, un léger vernis d’honneur, assés de suffisance, & strapasonné d’une ombre d’usage du monde, il s’étoit mis dans la tête de percer dans la bonne Compagnie. Son Mariage vient de l’y placer tout d’un coup. Un époux commode, (on dit maintenant raissonable) qui a une femme jolie, qui fait ce que c’est que de vivre, & qui ne fait pas la Bégueuelle, se voit bien-tôt faux-filé. Florine ne connoît que les Ducs..,”  (pp. 52-54) – Reprinted in London, 1752 & 1755.

1755 La Constitution de l’Hotel-du-Roule ou Les Cent-une Propositions de la très-célèbre Madame Paris avec La Fameuse Messaline. [A long series of epigrams combined with a play.]

The cited 1752 article “IX Leçon. Du Mariage” above, identifies a husband who chose a young wife who spent “three years training at the Hôtel du Roule.” This passage makes no mention of Madame Paris, however; so, we have to allow that Madame Paris may not have been the first to establish a brothel at the Hôtel du Roule, but simply the madam who made the brothel there famous. As noted, contemporary press reports confirm the reputation of the Madame Paris and the brothel at the Hôtel du Roule lived on in the public imagination throughout the latter half of the 18th century, and into the 19th century, among a select set of individuals. (I will elsewhere list the titles which confirm interest in Madame Paris and her elite brothel from the 1770s through 1790s.)

1776 Le Pornographe ou Idées d’un Honnête Homme sur un Projet de Réglement pour les Prostituées. Première Partie par M. Rétie De-La Bretone London La Haye (pp. 484-485) Reprint of Clément:” Madame Paris à l’Hôtel du Roule” cited above.

1777 Chansons Choisies Avec les Airs Notes T-4 A Genève, Le Couvent de Madame Paris. (song) pp. 177-178

1778 The Town and Country Magazine or, Universal Repository of Knowledge, Instruction, and Entertainment For August, London. ‘Histories of the Tête-â-Tête annexed; or Memoirs of the brilliant Baronet and Miss Sc-tt.’ N° 22, 23. (pp. 401-405)

“Sir Michael F—-, ….The libertine lover, who was in pursuit of substantial joys, being deprived of the honour of a marchioness’s repast, took up with a table d’hote, and made a comfortable meal, through dainties were wanting; in other words, if he was disappointed in being admitted to the rüelle of a duchess, he knew the direct road to the saloon at either end of the Serails upon the Boulevards. But the necessitous lover had none of these resources; his appetite was not to be appeased with the false parade of noble favours, nor to be gratified (sans argent) either at an ordinary in rue St. Jaque, or at madame Paris upon the Boulevards…” (p. 402)

1780 L’Espion Anglois ou Correspondance Secrete entre Milord ALL-EYE et Milord ALL-EAR Nouvelle Édition, Tome 2, London. Lettre XXIV: 1776 02 16: ‘Sur la maison de Madame Gourdon & les diverses curiosités qui s’y trouvent.’ (pp. 324-346.) A detailed discussion of the brothel of Madame Gourdon, class, the life of Madame Paris, and sexually-transmitted diseases: la vérole.

1789 The Oeuvres Completes de Voltaire Tome Soixante, Basle. Lettre XXVIII à M. Thiriot, à Paris, le 1 d’octobre 1755 “Je n’ai point, mon ancien ami, aux belles exhortations que vous me faites sur cette vieille folie de trente années… Je me suis mis gravement à juger les nations dans une espèce de tableau du genre-humaine, auquel je travail depuis long-temps, et je ne me sens pas l’agilité de passer de la salle de Confucius, à la maison de madame Paris…” (p. 58) [previously published in 1784, T-55, (p.259), the earliest publication date I can locate for this letter. This letter appeared in different editions of Voltaire’s work after 1784.]

Hôtel du Roule: Institution de la jeune Noblesse, Viard – Douchet, 1760 – 1769

The Hôtel du Roulle had acquired another identity by 1761: this time as a private grammar school, specializing in Latin, known by 1765, at the latest, as the Institution de la jeune Noblesse at the Hôtel du Roulle. This appellation: Institution de la jeune Noblesse was awarded to private boarding schools catering to the children of the aristocracy, and those who hoped to join their ranks. The Institution de la jeune Noblesse at the Hôtel du Roulle educated the children of numerous members of the aristocracy and enjoyed, for an unknown period of time, the patronage of no less a figure than the Duc de Choiseul, one France’s most powerful and influencial aristocrats.

1761 06 08 L’Avantcoureur –  “Education. La nouvelle pension, établie à l’hôtel du Roule, à la grille des champs Elisées, offre un plan d’éducation très-propre à accélérer les progrès des jeunes gens. Un air pur & sain, une belle vue y maintiennent les enfants dans une bonne constitution, & des leçons variées avec intelligence, leur rendent le travail agréable & fixent leur attention sur tout ce qui peut servir à leur former l’esprit & le cœur. Cette pension est dirigée par l’auteur [Viard] du discours sur l’éducation; son cours de latinité abrége beaucoup l’étude pénible de la langue Latine, & laisser aux élèves un temps suffisant pour l’étude des sciences utiles. Il va continuer de donner au poublic ce cours de latinité, par feuilles. La commodité de cette méthode l’engage à ne se pas refuser plus long-temps aux personnes qui la lui demandent.” (p.356-357)

1762 Suite de la Clef ou Journal Historique sur Les Matières du Tems – Janvier: [Notice for a text book.] “Article II Contenant quelques nouvelles de Littérature: Principes généraux & raisonnés de l’Orthographie Françoise, avec des remarques sur la prononciation, Par M. Douchet, Avocat au Parlement, & ancien Professeur Royal en Langue Latine. Prix, 2 liv. 5 sols, broché. A Paris, chez la veuve Rubinot, Quai des Augustins; Lambert, rue de la Comédie Françoise, au Parnasse: Duchesne, rue Saint Jacques, au Temple du Goût; P. Fr. Didot, Quai des Augustins, à Saint Augustin; & le Clerc, Grand-Salle du Palais, à la Providence, 1762, in-8°.” (p.21)

1765 10 23 – Affiches, Annonces, et Avis Divers N° 43,  “Avis Divers – M. Douchet, ancien Professeur Royal en Langue Latine, connu tant par les Principes généraux & raisonnés de l’Ortographe, Ouvrage dont nous avons rendu compte dans nos Feuilles des 20 & 27 Janvier 1762, que par les Conférences publiques sur la Langue & la Littérature Françoise qu’il a faites à Paris depuis la fin de la même année 1762, jusqu’au mois de Mai dernier, tient actuellement, à hôtel du Roule au bout des Champs-Elysées, & à côté de la grille de Chaillot, la Pension de M. Viard, qui s’est retiré. Cette Pension, distinguée par l’Inscription qui l’annonce ainsi: Institution de la jeune Noblesse, à laquelle on enseigne le François, le Latin, l’Allemand, l’Arithmétique, la Géométrie, la Fortification, l’Histoire, la Chronologie, la Géographie, & c. étoit fort célebre sous M. Viard, qui avoit de rares talens pour l’éducation de la Jeunesse; elle ne dégénérera point entre les mains de son Successeur, maître intelligent & fort exercé. M. Douchet suit en partie ce que pratiquoit M. Viard, & il n’a fait à son plan d’Instruction que les changemens qu’il a cru pouvoir le conduire encore plus sûrement au même but. Il n’admet point d’Eleves au-dessous de huit ans ni au-dessus de douze, & le nombre n’excédera jamais celui de 24.”

1769 01 04 Affiches, Annonces et Avis Divers. Premiere Feuille Hebdomadaire du Mercredi 4 Janvier 1769, “L’Attention du Gouvernement sur l’Education Militaire n’a jamais été portée aussi loin qu’elle l’est sous le Ministre actuel. On scait que M. Douchet, ancien Professeur de l’Ecole Royale, tient depuis environ trois ans, à hôtel de Roule, près de la grille des Champs-Elizées, une Ecole particulière pour la jeune Noblesse destinée à la profession des Armes, & que cet établissement est protégé par M. le Duc de Choiseul. Ce Ministre, dans la vue d’entretenir l’émulation parmi les Eleves, a bien voulu accorder à l’Instituteur une Distinction Militaire, pour ceux qui montreroient le plus d’ardeur & de dispositions. En consequence le sieur Douchet fit faire, le 5 Octobre [1768], en présence de M. l’Abbé de la Chapelle, de M. Cousin, Professeur Royal, & d’autres scavans, un Exercice sur l’Arithmétique, la Géomatrie, la Fortification & l’Algébre. Les Eleves qui se sont le plus distingués, sont MM. le Victomte du Buzancy (Puysegur), le Marquis de Herbouville, le Comte de Cugnac, le Marquis de Tilly, le Chevalier de Barrassy, le Baron de Vellexon, le Comte de Durfort, le Baron de Laur, le Baron de Montalm, le Marquis de Molac, & c.

Hôtel du Roule: Instit. de la jeune Noblesse, Lévêque & Desavy, 1770 – 1775

In 1770, the Institution de la jeune Noblesse at the Hôtel du Roule passed into the hands of two new directors named Lévêque and Desavy. I will continue my examination of the Hôtel du Roule in part II of this article.

January 2025

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