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 “Hôtel du Roule” (detail – rear) named by Krafft & Ransonnette as the House of the Institution of M. Lemoine d’Essoies, rue de Berry, near the Barriers of the Champs-Elysées,  built [rebuilt] in the year 1798, by Aubert, Architect. – Plate XXXV, 1829 reprint of 1802 engraving. Image courtesy of gallica.bnf.fr / BnF.

Hôtel du Roule & Théodore Géricault

As many readers know, Théodore Géricault was born in Rouen, the ancient capital of Normandy, in 1791. Sometime in 1796, or 1797, Théodore moved to Paris with his much older parents and maternal grandmother into apartments in the faubourg Saint-Germain south of the Seine River. There, Géricault attended three private boarding schools, all on the south side of the Seine. The first of Géricault’s boarding schools was the pension Dubois & Loiseau – situated in the palace of the former Archives of the Chevaliers of Saint Lazarus on the Rue de Monsieur.

Théodore Géricault’s first boarding school, it turns out, had close connections with another private boarding school, one of the most important in Paris, situated at the Hôtel du Roule (Roulle) on the opposite side of the Seine. The Hôtel du Roule was located on the Rue Neuve-de-Berry, near Chaillot, not far from the Champs d’Elysée west of Paris. Almost nothing has been written about this edifice, however, – in large part I believe, because of the Hôtel du Roule’s unique history and place in the public imagination during the latter half of the 18th century.

In 1750, the Hôtel du Roule was home to the fabled brothel of Madame Justine Paris, successfully servicing the needs and desires of wealthy French clients and those from abroad. A decade later, the Hôtel du Roule was home to a Latin grammar school, and then to a private boarding school: educating the male children of aristocrats and the wealthy.

Hôtel du Roule: Brothel & Madame Paris

Discussions of the brothel at the Hôtel du Roule and its proprietress Madame Justine Paris first appeared in print in 1750 in books produced within France and in other countries. The explosion of fame surrounding Madame Paris and her brothel at the Hôtel du Roule just years later was such that Voltaire, in a private letter to a friend in 1755, could refer to the “maison de Madame Paris” both as a known place and as representative of a particular kind of culture.* The critic’s correspondence, of course, was published and republished throughout the 18th century and was required reading among the literate of many nations. (*1784 Oeuvres Completes de Voltaire. T-55 “Lettre à M. Thiriot, à Paris”, 1755 10 01. (p.259)

Letters by other writers, other references lost to time, songs, and word of mouth ensured that tales of Madam Paris and her brothel were recycled across generations within France and beyond France’s borders, as we shall see.

Madame Paris was present at the Hôtel du Roule from 1750 until Easter of 1751, according to contemporary reports. Madame Paris then reputedly retired with a substantial annuity and passed away in 1773. After her death, new publications featuring Madame Paris continued to appear throughout the 1770s, just as titles previously published during the 1750s continued to circulate.

What did Théodore Géricault know of Madame Paris and her brothel at the Hôtel du Roule? Male members of Géricault’s family during this time almost certainly knew of Madame Paris, and her brothel at the Hôtel du Roule. Indeed, some of Géricault’s wealthier relations may have visited her establishment. Contemporary press reports attest to the popularity of the brothel at the Hôtel du Roule and to the skills of the prostitutes there.

1750 10 30 Lettre LXIII “… L’Hotel du Roule, Monsieur, est devenu trop considérable dans le monde, pour qu’il me soit permis de vous en laisser ignorer l’établissement. Il n’est fils de bonne maison qui ne s’y fasse présenter, il n’est cercle de bonne compagnie où l’on n’en parle, il n’est surtout étranger de nom à Paris qui n’y aille acheter à beaux deniers comptans des dispenses de soupirer, comme dit Versorand. C’est dans ce Kioste (sic – “kiosk” – Turkish ‘pleasure house.’) perpétuel qu’un douzaine de jeunes Cythériennes s’occupe jour & nuit à entretenir ou à rallumer le gôut de la plus simple nature. Vous le voïés quelquefois rassemblées dans une espèce de réfectoire particulièrement appelé le serrail, assises autour d’une table longue, proprement mises, légèrement vétues, jouant, chantant, babillant, ou riant un peu fort à propos de rien. De là elles se dispersent dans les diverses ceullules du Cloitre, & même dans les différens quartiers de la Ville, au gré du mouchoir qui les appelle. On prend douze francs au parterre, un Louis aux seconde loges, & deux Louis aux premières; ou pour parler sans figure, douze francs pour la visite de passage, un Louis pour le souper simple, et deux Louis pour le souper-coucher.

Des maîtres de toute sort sont emploïes à l’éducation de cette brillante jeunesse; Maîtres à danser, à chanter, de clavessin, & surtout à lire. La sage fondatrice, l’illustre Mde. Pâris, à peine âgée de cinquante ans, avec un visage riant, maigre & long, un teint couperosé, un œil louche & l’autre de moins, beaucoup d’esprit & de dignité, fait les honneurs du Lieu, y reçoit, y éconduit, y commande de son sopha, y maintient l’ordre & la bienféance. C’est la Bonne Maman, elle ne veut point d’autre titre. Quatre mille livres de rente viagère, glorieusement aquises en un an d’exercice, suffisent à son ambition; elle se retire à Paques avec le tiers en fus soulent aux pieds la Fortune, lasse du pouvoir, fatiguées de la représentation, & pressée de jouir d’elle-même.

Il ne manquoit à la célébrité de l’hôtel du Roule que les honneurs de la Poësie…”Les Cinq Années Littéraires, ou Nouvelles Littéraires, &c. Des Années 1748, 1749, 1750, 1751 et 1752. Par Mr. Clément. Volume II. Imprimées à La Haye, Chés Ant. De Groot et Fils. 1754. (pp. 162-166) [Reprinted in 1755 and 1756.]

1750 Les Cannevas de La Paris ou Memoires Pour servir à l’histoire de l’hôtel du Roule, A la Porte de Chaillot. “…Epitre à Madame Paris, Grande Pretesse des Temples de Cythere, Paphos, Amathonte & c….”  [Multiple prose accounts in two parts.]

1750 06 04 La Bigarure ou Meslange Curieux, Instructif et Amusant …Cantique Spirituel, sur l’établissement d’une nouvelle Communauté de Filles de Paris; (Sur un Air de l’Opéra d’Isis). “Le Couvent le plus doux de Paris Est celui de Madame Paris…” [song plus extended commentary] (p.140-143) Tome 3, 1750, La Haye.

1751 11 22 L’Epilogueur Moderne, Historique, Galant & Moral, Tome 5, Amsterdam. “Un Bourgeois de Paris avoit une assez jolie fille, âgée de 15. à 16. ans, qui disparut inopinément, le Père affligé n’oublia rien pour la retrouver, mais ce fût inutilement; un an se passa sans qu’il en eut des nouvelles, quoiqu’il ne cessa de s’en informer. Un jour qu’il en parloit dans une Compagnie -, quelqu’un le prit en particulier, & lui conseilla d’aller s’informer à la Communauté de Me. Paris si elle n’y seroit point par hazard. Le bon homme ignoroit ce que c’étoit que Me. Paris & sa Communauté; on le lui expliqua sur le ton médisant, en lui enseignant dans quelque ruë, il la trouveroit. Il s’y rend dès le lendemain; quoique Me. Paris ne vit pas en lui un des Etourneaux, elle le reçut polimant à son ordinaire, & il lui expliqua le sujet de sa visite demandant, si elle n’avoit pas chez elle une jeune fille nommée Babet, on lui répondit que non: il insiste on se tient sur la négative, il demande la permission de visiter le couvent, il n’étoit pas d’une figure à l’obtenir; mais on lui offre de faire passer devant lui les Réligieuses en revûe…”

1752 – L’École de l’Homme, ou Parallele des Portraits du Siécle & des Tableaux de l’Ecriture Sainte – Ouvrage moral, critique & anecdotique. Première Partie. … IX Leçon. Du Mariage. “…A ces deux mariages, disproportionnés pour l’âge, joignons-en un troisiéme où l’interêt, ce Prothée merveilleux, cette ame du monde, joue admirablement bien son rôle. Aronce vient d’épouser Florine, à peu près avec les mêmes dispositions qu’il auroit acheté une ferme. Il auroit eu la précaution de voir les baux, l’état des bâtimens, la nature des terres & leurs revenus: il a eu l’attention d’examiner les talens de Florine, l’usage qu’elle en savoir faire, & le profit qu’il en pouvoir retirer. On ne dira pas qu’il a acheté chat en poche. Il n’ignoroit pas qu’elle avoit fait un séminaire de trois ans à l’Hôtel du Roule, & c’est par-là qu’il l’a aimée, & à cause de cela qu’il l’a épousée. Le caprice n’est pas neuf; quand il paroîtroit ridicule, il est goût d’Aronce, & cela lui suffit. Avec un bien médiocre, peu de naissance, un léger vernis d’honneur, assés de suffisance, & strapasonné d’une ombre d’usage du monde, il s’étoit mis dans la tête de percer dans la bonne Compagnie. Son Mariage vient de l’y placer tout d’un coup. Un époux commode, (on dit maintenant raissonable) qui a une femme jolie, qui fait ce que c’est que de vivre, & qui ne fait pas la Bégueuelle, se voit bien-tôt faux-filé. Florine ne connoît que les Ducs..,”  (pp. 52-54) – Reprinted in London, 1752 & 1755.

1755 La Constitution de l’Hotel-du-Roule ou Les Cent-une Propositions de la très-célèbre Madame Paris avec La Fameuse Messaline. [A long series of epigrams combined with a play.]

The cited 1752 article “IX Leçon. Du Mariage” above, identifies a husband who chose a young wife who spent “three years training at the Hôtel du Roule.” This passage makes no mention of Madame Paris, however; so, we have to allow that Madame Paris may not have been the first to establish a brothel at the Hôtel du Roule, but simply the madam who made the brothel there famous. As noted, contemporary press reports confirm the reputation of the Madame Paris and the brothel at the Hôtel du Roule lived on in the public imagination throughout the latter half of the 18th century, and into the 19th century, among a select set of individuals. (I will elsewhere list the titles which confirm interest in Madame Paris and her elite brothel from the 1770s through 1790s.)

1776 Le Pornographe ou Idées d’un Honnête Homme sur un Projet de Réglement pour les Prostituées. Première Partie par M. Rétie De-La Bretone London La Haye (pp. 484-485) Reprint of Clément:” Madame Paris à l’Hôtel du Roule” cited above.

1777 Chansons Choisies Avec les Airs Notes T-4 A Genève, Le Couvent de Madame Paris. (song) pp. 177-178

1778 The Town and Country Magazine or, Universal Repository of Knowledge, Instruction, and Entertainment For August, London. ‘Histories of the Tête-â-Tête annexed; or Memoirs of the brilliant Baronet and Miss Sc-tt.’ N° 22, 23. (pp. 401-405)

“Sir Michael F—-, ….The libertine lover, who was in pursuit of substantial joys, being deprived of the honour of a marchioness’s repast, took up with a table d’hote, and made a comfortable meal, through dainties were wanting; in other words, if he was disappointed in being admitted to the rüelle of a duchess, he knew the direct road to the saloon at either end of the Serails upon the Boulevards. But the necessitous lover had none of these resources; his appetite was not to be appeased with the false parade of noble favours, nor to be gratified (sans argent) either at an ordinary in rue St. Jaque, or at madame Paris upon the Boulevards…” (p. 402)

1780 L’Espion Anglois ou Correspondance Secrete entre Milord ALL-EYE et Milord ALL-EAR Nouvelle Édition, Tome 2, London. Lettre XXIV: 1776 02 16: ‘Sur la maison de Madame Gourdon & les diverses curiosités qui s’y trouvent.’ (pp. 324-346.) A detailed discussion of the brothel of Madame Gourdon, class, the life of Madame Paris, and sexually-transmitted diseases: la vérole.

1789 The Oeuvres Completes de Voltaire Tome Soixante, Basle. Lettre XXVIII à M. Thiriot, à Paris, le 1 d’octobre 1755 “Je n’ai point, mon ancien ami, aux belles exhortations que vous me faites sur cette vieille folie de trente années… Je me suis mis gravement à juger les nations dans une espèce de tableau du genre-humaine, auquel je travail depuis long-temps, et je ne me sens pas l’agilité de passer de la salle de Confucius, à la maison de madame Paris…” (p. 58) [previously published in 1784, T-55, (p.259), the earliest publication date I can locate for this letter. This letter appeared in different editions of Voltaire’s work after 1784.]

Hôtel du Roule: Institution de la jeune Noblesse, Viard – Douchet, 1760 – 1769

The Hôtel du Roulle had acquired another identity by 1761: this time as a private grammar school, specializing in Latin, known by 1765, at the latest, as the Institution de la jeune Noblesse at the Hôtel du Roulle. This appellation: Institution de la jeune Noblesse was awarded to private boarding schools catering to the children of the aristocracy, and those who hoped to join their ranks. The Institution de la jeune Noblesse at the Hôtel du Roulle educated the children of numerous members of the aristocracy and enjoyed, for an unknown period of time, the patronage of no less a figure than the Duc de Choiseul, one France’s most powerful and influencial aristocrats.

1761 06 08 L’Avantcoureur –  “Education. La nouvelle pension, établie à l’hôtel du Roule, à la grille des champs Elisées, offre un plan d’éducation très-propre à accélérer les progrès des jeunes gens. Un air pur & sain, une belle vue y maintiennent les enfants dans une bonne constitution, & des leçons variées avec intelligence, leur rendent le travail agréable & fixent leur attention sur tout ce qui peut servir à leur former l’esprit & le cœur. Cette pension est dirigée par l’auteur [Viard] du discours sur l’éducation; son cours de latinité abrége beaucoup l’étude pénible de la langue Latine, & laisser aux élèves un temps suffisant pour l’étude des sciences utiles. Il va continuer de donner au poublic ce cours de latinité, par feuilles. La commodité de cette méthode l’engage à ne se pas refuser plus long-temps aux personnes qui la lui demandent.” (p.356-357)

1762 Suite de la Clef ou Journal Historique sur Les Matières du Tems – Janvier: [Notice for a text book.] “Article II Contenant quelques nouvelles de Littérature: Principes généraux & raisonnés de l’Orthographie Françoise, avec des remarques sur la prononciation, Par M. Douchet, Avocat au Parlement, & ancien Professeur Royal en Langue Latine. Prix, 2 liv. 5 sols, broché. A Paris, chez la veuve Rubinot, Quai des Augustins; Lambert, rue de la Comédie Françoise, au Parnasse: Duchesne, rue Saint Jacques, au Temple du Goût; P. Fr. Didot, Quai des Augustins, à Saint Augustin; & le Clerc, Grand-Salle du Palais, à la Providence, 1762, in-8°.” (p.21)

1765 10 23 – Affiches, Annonces, et Avis Divers N° 43,  “Avis Divers – M. Douchet, ancien Professeur Royal en Langue Latine, connu tant par les Principes généraux & raisonnés de l’Ortographe, Ouvrage dont nous avons rendu compte dans nos Feuilles des 20 & 27 Janvier 1762, que par les Conférences publiques sur la Langue & la Littérature Françoise qu’il a faites à Paris depuis la fin de la même année 1762, jusqu’au mois de Mai dernier, tient actuellement, à hôtel du Roule au bout des Champs-Elysées, & à côté de la grille de Chaillot, la Pension de M. Viard, qui s’est retiré. Cette Pension, distinguée par l’Inscription qui l’annonce ainsi: Institution de la jeune Noblesse, à laquelle on enseigne le François, le Latin, l’Allemand, l’Arithmétique, la Géométrie, la Fortification, l’Histoire, la Chronologie, la Géographie, & c. étoit fort célebre sous M. Viard, qui avoit de rares talens pour l’éducation de la Jeunesse; elle ne dégénérera point entre les mains de son Successeur, maître intelligent & fort exercé. M. Douchet suit en partie ce que pratiquoit M. Viard, & il n’a fait à son plan d’Instruction que les changemens qu’il a cru pouvoir le conduire encore plus sûrement au même but. Il n’admet point d’Eleves au-dessous de huit ans ni au-dessus de douze, & le nombre n’excédera jamais celui de 24.”

1769 01 04 Affiches, Annonces et Avis Divers. Premiere Feuille Hebdomadaire du Mercredi 4 Janvier 1769, “L’Attention du Gouvernement sur l’Education Militaire n’a jamais été portée aussi loin qu’elle l’est sous le Ministre actuel. On scait que M. Douchet, ancien Professeur de l’Ecole Royale, tient depuis environ trois ans, à hôtel de Roule, près de la grille des Champs-Elizées, une Ecole particulière pour la jeune Noblesse destinée à la profession des Armes, & que cet établissement est protégé par M. le Duc de Choiseul. Ce Ministre, dans la vue d’entretenir l’émulation parmi les Eleves, a bien voulu accorder à l’Instituteur une Distinction Militaire, pour ceux qui montreroient le plus d’ardeur & de dispositions. En consequence le sieur Douchet fit faire, le 5 Octobre [1768], en présence de M. l’Abbé de la Chapelle, de M. Cousin, Professeur Royal, & d’autres scavans, un Exercice sur l’Arithmétique, la Géomatrie, la Fortification & l’Algébre. Les Eleves qui se sont le plus distingués, sont MM. le Victomte du Buzancy (Puysegur), le Marquis de Herbouville, le Comte de Cugnac, le Marquis de Tilly, le Chevalier de Barrassy, le Baron de Vellexon, le Comte de Durfort, le Baron de Laur, le Baron de Montalm, le Marquis de Molac, & c.

Hôtel du Roule: Instit. de la jeune Noblesse, Lévêque & Desavy, 1770 – 1775

In 1770, the Institution de la jeune Noblesse at the Hôtel du Roule passed into the hands of two new directors named Lévêque and Desavy. Touloubre Lévêque being the most influential of the two by far. (The actual identity of Desavy is less clear.) The tenure of Lévêque and Desavy led directly to connections linking the Hôtel du Roule to Théodore Géricault, his family, and his Théodore’s time at the pension Dubois & Loiseau.

1770 L’Année Littéraire T-7 Par M. Fréron. … Institution de la jeune Noblesse. “Ce n’est rien que d’imaginer des théories d’éducation; de bons maîtres valent mieux que tous les plus beaux plans du monde. Cette qualité si rare, vous l’accorderiez, Monsieur, à Mrs. Lévêque & Desavy, s’ils étoient connus de vous. Ces deux associés tiennent actuellement, à l’Hôtel du Roulle, vis à-vis la grille des Champs Elysées, la Pension à laquelle on a donné le nom d’Institution de la jeune Noblesse. Personne n’ignore quels avantages on retire du local de cette Pension, pour la santé des Elèves. Située hors de Paris, assise sur le penchant de ‘Etoile, elle ne leur laisse respirer qu’un air salubre & sans cesse renouvellé; ornée d’un beau jardin, environnée de promenades agréables, elle leur procure, pendant leur récréation, le plaisir salutaire de fortifier leurs jeunes corps par les courses proportionnées à leur âge. Dès que la santé d’un Elève est tant soit peu endommagée, on le transporte dans une Infirmerie propre & riante, où il est soigné par une Gouvernante & un Chirugien. On donne aux Elèves toutes les instructions qui peuvent former un homme de qualité & un Militaire. M. Desavey s’est chargé de la partie de l’Histoire & de tout ce qui y a rapport, comme la Sphère, la Géographie, la Chronologie, & c. Il s’est encore chargé du Latin. M. Lévêque, à l’aide d’un second, s’est chargé de la partie de l’Arithmétique, de l’Algèbre, de la Géométrie, de la Fortification & des Méchaniques. On donne le plus aux Elèves un Maître d’Allemand, un d’Ecriture, un de Danse, & quatre fois dans la semaine, M. Lévêque donne une leçon de François. Quant aux autres Maîtres, tel que ceux de Musique, de Dessin, d’Armes, &c, ils sont au choix des parens. Ceux qui desireroient que leurs enfans apprissent la Langue Italienne trouveroient pour cela la plus grand facilité, M. Lévêque ayant fait chez les Italiens une étude particulière de leur Langue. Il est inutile de donner ici le tableau des occupations de chaque jour. Je me contenterai de dire que chaque samedi on fait répéter à chaque Elève ce qu’il a appris  pendant la semaine; que le premier de chaque mois on examine chaque Elève sur qu’il a vu pendant tout le mois, & que ce jour-là on distribue des prix à ceux qui ont réussi enfin, chaque année, on fait un exercise général sur ce que les Elèves on vu pendant toute l’année; ce dernier exercice se sera toujours la seconde semaine de Pâques; les Maîtres auront soin de la rappeller aux parens quand le temps en sera venu, afin qu’ils veuillent bien juger par eux-mêmes des progrès de leurs fils. Le prix de la pension, y compris tous les Maîtres dont on vient de parler, est de 1150 livres, sur laquelle somme on s’oblige de donner à l’Eleve tous les hyvers & tous les étés un habit, une vest & deux culottes d’uniforme. L’Elève donnera en entrant 100 écus une fois payés; moyennant cette somme les Parens seront déchargés de tout ce qui concerne l’entretien de leurs Enfans. Quant aux autres détails de cette Pension, on peut s’adresser, pour s’en instruire, à Messieurs Desavy & Lévêque qui donneront à ce sujet tous les éclaircissemens nécessaires.”
1771 06 12 – Affiches, Annonces et Avis Divers n° 24 “Les Eléves de l’hôtel du Roule, Pension distinguée d’un des fauxbourgs de Paris, dont nous avons parlé plusieurs fois, ont subi publiquement après Pâques un Examen sur les Mathématiques & la Langue Allemande. Ceux qui on été courronnés, sont MM. le Compte d’Hulste, le Baron de Melay, le Marquis de Galard, le Comte de Cognac, le Comte de Durfort,, le Baron de Laur, & le Marquis de Molac. Les Examinateurs étoient MM. Antelmi & Cousin, Maîtres de Mathématiques à l’Ecole Militaire, & M. Aicht, Maître d’Allemand à la même école.”
1771 09 14 Gazette d’Agriculture, Commerce, Arts et Finances – Avis, Annonces “…Institution de la jeune Noblesse – C’est le titre de la pension qui tiennent actuallement à l’Hôtel du Roulle, vis-à-vis la grille des Champs-Elisées, MM. Desavy & Lévêque. Personne n’ignore quels avantages on retire du local de cette Pension, pour la santé des Eléves. Située hors de Paris, assise sur le penchant de l’Etoile, elle ne leur laisse respirer qu’un air salubre & sans cesse renouvellé: ornée d’une beau & vaste jardin, environée de promenades les plus agréables, elle leur procure, pendant leur récréation, le plaisir salutaire de fortifier leurs jeunes corps par des cours proportionnées à leur âge. On donne aux Eleves toutes les instructions qui peuvent former un homme de qualité & un Militaire. M. Desavy s’est chargé de la partie de Historie & de tout ce qui y a rapport, comme la Sphere, la Géographie, la Chronologie, &c. Il s’est encore chargé du Latin. M. Léveque, à l’aide d’un second, s’est chargé de l’Arithmétique, de l’Algebre, de la Géométrie, de la Fortification & des Méchaniques. On donne de plus aux Eleves, un Maître d’Allemand, un d’Ecriture, un de Danse; & quatre fois dans la semaine, M. Lévêque donne une leçon de François. Quant aux autres Maîtres, tels que ceux de Musique, de Dessin, d’Armes, &c. ils sont au choix des parens. Ceux qui desireroient que leurs Enfan apprissent la Langue Italienne, trouveroient pour cela la plus grand facilité, M. Lévésque ayant fait chez les Italiens une étude particulière de leur Langue.”

Scandal: Touloubre Lévêque & Mademoiselle Peloux

Stories and songs involving the brothel of Madame Paris at the Hôtel du Roule in the 1770s referenced a kind of mythic and scandalous recent past. The scandal at the Institution de la jeune Noblesse at the Hôtel du Roule of 1776 was very much a part of the Parisian present. On March 11, 1776, school director Touloubre Lévêque was convicted of failing to honor a private marriage contract he signed in Paris on October 23rd, 1771, with Mademoiselle Jeanne Peloux, fined and imprisoned.

During the trial, Touloubre Lévêque, director of the Institution de la jeune Noblesse, was revealed to be Christophe-Felix Ventre, the son of a disgraced faux-aristocrat/attorney found guilty decades earlier of embezzling funds from the Mont de Piété (a government organization to aid the poor) in Aix, in southern France. In 1777, the reputation of the Institution de la jeune Noblesse at the Hôtel du Roule was further damaged when the machinations of Christophe Ventre against Mlle. Peloux during his tenure as school director were fully detailed in print, and then republished again in 1785.

In response, Christophe-Felix Ventre aka Touloubre Lévêque/Lévêsque reinvented himself once more as Galart/Galard de Montjoie. Galart de Montjoie began writing while still in prison. His books began appearing in 1784. Upon his release in 1789, Ventre/de Montjoie became a prominent royalist journalist and author. Ventre’s trial, tenure as director of the Institution de la jeune Noblesse at the Hôtel du Roule, unmasking, crime against Mlle. Peloux, and resulting conviction followed this curious individual into the French Revolution, where he was once more unmasked in the Republican press. Finding royal favor for his fervent defense of the members of the royal family, Montjoie was fêted when the Bourbon monarchs returned to power in 1814, with all past sins forgotten. No mention of Christophe-Felix Ventre’s as director of the Institution de la jeune Noblesse, or Ventre’s criminal conviction then, or shortly after, appears in any modern study of Galart de Montjoie that  I can locate.

1776 Gazette des Tribunaux T-2 N°27 Paris “Chambre des Vacations – L’histoire du Procès de la Demoiselle Peloux, contre la Touloubre Lévêque, qui a été jugé définitivement, par Arrêt du 11 Mars dernier, & dont nous avons rendu compte à la page 49 de notre premier volume, a donné lieu à un incident qui a été décidé en Vacations.

On se rappelle que pour l’inexécution de la promesse de mariage consentte par la Touloubre, & même pour l’enlevement furtif de cette promesse, il a été condamné, envers la Demoiselle Peloux, de huit mille livres de dommages & intérêts: il est toujous resté à la Conciergerie, faute de paiement de cette somme & de plusieurs autres créances, pour lesquelles il a été recommandé. Cet homme se voyant dans li’puissance de payer, a demandé d’être reçu au bénéfice de cesssion, & , par suite, son élargisiement. Tous ces Créanciers è ont consenti, à l’exception de la Demoiselle Peloux. La Cause s’est engagée: la Touloubre a offert d’abondonner tout ce qu’il pouvoit avoir; il a exposé l’impossibilité où il étoit de satisfaire à ses engagemens, puisque la captivité lui ôtoit le moyen de faire usage de ses talens. Cependant, ” par Arrêt du 18 Octobre 1776, il a été débouté de sa demande en liberté, & condamné aux dépens.” (pp. 342-343)

1777 Causes Célèbres, Curieuses et Intéressantes, de Toutes Les Cours Souveraines du Royaume, Avec les Jugements qui les ont Décidées. T-XXV A Paris.

LXIVe Cause –Demande en réparation, dommages & intérêts, pour l’inexécution d’une promesse de marriag. …Le sieur Lévêque est originaire de la ville d’Aix. Son père étoit substitut de M. de Montclar, procureur général au parlement de Provence. Il entra, à l’âge de treize ans, dans la société des Jésuites d’Avignon; il y resta six ans. À l’époque de la dissolution de la société, il en avoit dix-neuf. Rendu au monde, il vint dans la capitale. Les connoissances qu’il avoit acquises pour l’éducation de la jeunesse, le détermination à traiser du fonds d’une pension au Roule: cet établissement étoit négligé: le sieur Lévêque le remonta sous le titre d’institution de la jeune noblesse. Plus de vingt pensionnnaires faisioient son état.” (pp.9-10)

1777 L’Esprit des Journaux François et Étrangers, Par une Société de Gens-de-Lettres. Mars 1777 T-3 Review of 1777 Causes Célèbres, Curieuses et Intéressantes, de Toutes Les Cours Souveraines du Royaume, Avec les Jugements qui les ont Décidées. T-XXV A Paris.

“… LXIVe Cause – Demande en réparations, dommages, & intérêts, pour l’inexécution d’une promesse de mariage. La singularité de cette Cause mérite d’autant plus d’attention, que dans plusieurs Papiers publics on a tâche de prévenir les Lecteurs en faveur de la partie si justement condamnée. Nous avions sous les yeux quelques-uns de ces Papiers; on y lit, sous la date du 25 Avril 1776, à l’article de Paris: ‘On vient d’afficher avec profusion un long Arrêt du Parlement du mois de Mars, qui excite la curiosité des passans, parce qu’on voit par le titre en gros caractere, qu’il s’agit d’un ex-Jesuite condamné, par l’Arrêt, à 8000 liv. de dommages & intérêts envers une Demoiselle Pelloux pour des griefs d’amour; laquelle Demoiselle a pourtant causé à l’ex-Jésuite beaucoup plus de dommages, puisque, leur honneur quelconque à part, elle lui a fait perdre un établissement très-avantageux, & de plus sa liberté; car il est en prison, & hors d’état de pouvoir jamais payer la somme à laquelle il est condamné; &c…” (pp. 181-202)

Hôtel du Roule: Instit. de la jeune Noblesse, Loyseau & Lemoine, 1775 – 1785

The scandal of Touloubvre Lévêque and Mlle. Peloux at the Institution de la jeune Noblesse embodied and resurrected elements of the lingering notoriety of the Hôtel du Roule as brothel and school of debauchery, sin, and folly. This real-life scandal piqued the curiousity of the public which made mockery and ridicule the staple of 18th-century art and literature. The publication in early 1777 of Causes Célèbres, Curieuses et Intéressantes, de Toutes Les Cours Souveraines du Royaume included a lengthy treatment of the scandal with letters from the main actors. On July 21st, 1777, a public notice appeared in the Annonces, Affiches et avis divers pour la ville du Mans, trumpeting the wholesome attributes of the Pension AcadémiqueInstitution de la jeune Noblesse “situated at the end of the Champs-Elisées” and identifying Messieurs. Loyseau & Lemoine as the school directors – who had been in situ for the preceding two years. Were the two publications connected?

The review in March, 1777, of Causes Célèbres, Curieuses et Intéressantes, de Toutes Les Cours Souveraines du Royaume (cited above) confirms that early that year portions of the public had already accessed the two-hundred page account of the scandal, which embroiled the Institution de la jeune Noblesse at the Hôtel du Roule from 1771 through 1776, well before the publication of the July 2st, 1777, press notice. In context, the July 21st press release thus reads as a straightforward and obvious effort, in July of 1777, to sever all connections linking the Pension  Académique: Institution de la jeune Noblesse to previous public scandals, most notably the scandal detailed in the Causes Célèbres, Curieuses et Intéressantes, de Toutes Les Cours Souveraines du Royaume that same year. References to the Hôtel du Roule, which had been an important feature of all school notices prior to 1777, disappeared in the July 21st notice, to be replaced by a simple description situating the school at the end of the Champs d’Elysée, at the barrier, & on the slope of the l’Etoile à Paris.

The July 21st, 17770, notice in the Annonces, Affiches et avis divers pour la ville du Mans appears below in English. Monsieur Loyseau, one of the new school directors, was, of course, Jean-François Loyseau, who would later become one of the founders of the pension Dubois & Loiseau on the Rue de Monsieur and one of Théodore Géricault’s most signficant childhood influences. From 1775, or 1777, Messieurs Loyseau & Lemoine established the Institution de la jeune Noblesse as one of the premier private boarding schools in Paris, until their split – probably some time in the 1790s.

1777 07 21 Annonces, Affiches et avis divers pour la ville du MansPension Académique, sous le titre d’Institution de la jeune Noblesse, situated at the end of the Champs-Elisées, at the barrier, & on the slope of l’Etoile à Paris. Messieurs Loyseau & Lemoine, who have been operating this school for the past two years, have taken every care to assemble all that contributes to health, good morals, and talent. Their first objective was to choose a location where the salubrity of the air satisfied their committment to develop a healthy and robust constitution in each student. The attention to hygiene and physical health enforced with scrupulous discipline by Madame Loyseau is such that all recognize this school for this quality. Seeking plaudits for the qualities inculcated in each student, rather than the number admitted, Messieurs Loyseau & Lemoine recognize that this goal can only be achieved by limiting the number of students and by being directly involved in the teaching of each child. As a result, only thirty places are offered. This allows each boarder to receive the care and attention required to inspire in each the desire to excel. Children of 5 to 6 years and as their minds can lend themselves to a greater number of objects, to read, to write by principles, Latin, Arithmetic, Geography and History. Tuition fees for the school are 600 livres per year up to the age of 12, when a student normally begins the study of Mathematics. There are Masters for all Talents, and the most famous have been chosen for every subject. Messieurs les Parents may, if they prefer, negotiate a general price with the Directors for the costs of education and maintenance.”

The July 21st article appears below in English. Monsieur Loyseau, one of the new school directors, was, of course, Jean-François Loyseau, who would later become one of the founders of the pension Dubois & Loiseau on the Rue de Monsieur and one of Théodore Géricault’s most signficant childhood influences. From 1775, or 1777, Messieurs Loyseau & Lemoine established the Institution de la jeune Noblesse as one of the premier private boarding schools in Paris, until their split – probably some time in the 1790s.

1782 05 27 Journal de Paris Variété: “Les Eleves de i’institution de la jeune Noblesse, dirigée par MM. Loyseau & Lemoine, soutiendront aujourd’hui un exercice public sur la Religion & les Langues, depuis trois heures de relevée jusqu’au soir, à l’Hôtel du Roule, rue neuve de Berri, attenant la seconde grille des Champs-Elisées. M. le Chevalier de Villars-Brancas ouvrira l’exercise; M. Loyseau y présidera.”

1782 05 28 Journal de Paris “Eleves l’Institution de la jeune Noblesse, dirigée par MM. Loyseau & Lemoine, soutiendront un exercice public sur l’Arithmatique, la Géométrie, la Trigonométrie rectilinge, l’Algebre, les Sections coniques, le Calcul différentiel, le Calcul intégral, le Traite du globe, &c, aujourd’hui, depuis trois heures de relevée jusqu’au soir, à l’Hôtel du Roule, rue neuve de Berri, attenant la seconde grille des Champs Elisées. M. le Compte de Sainte Colombe prononcera un Discours sur les Mathématiques. M. le Chevalier de Blacas d’Aups, ouvrira l’exercise; M.Lemoine présidera à cet exercice, qui sera terminé par la distribution des Prix.”

1785 Choix de Nouvelles Causes Célebres…Extraites du Journal des Causes célebres Par. M. Des Essarts T-6 – “Demande en réparation, dommages L’Affaire de la demoiselle Peloux & du Sieur Lévêque” (pp. 222-320) in 1785

(Hôtel du Roule): Maison d’Education civile & militaire, au Roule  1789-1791

The two press notices in the Journal de Paris on May 27th and May 28th of 1782 are the last print references identifying the Institution de la jeune Noblesse at the Hôtel du Roulle together that I can locate. Others such references from later dates may exist, or have been lost. In my view these references reflect the successful efforts of Loyseau and Lemoine to improve the reputation of their school in the minds of the public, or not. In either case the republication in 1785 of the Touloubre Lévêque – Mlle. Peloux scandal in lurid detail in the Choix de Nouvelles Causes Célebres…Extraites du Journal des Causes célebres Par. M. Des Essarts T-6, which included this passage “… Dans la lettre étoit inclus un papier, sur lequel étoit écrit: ‘Vous pourez adresser votre réponse à M. Lévêque, Instituteur de la jeune Noblesse hôtel du Roulle, près la grille des Champs Elysées’….” (p. 225-6) probably helped convince Messieurs Loyseau and Lemoine to find an entirely new name for their school.

Paris itself was changing. Thomas Jefferson moved into a palace opposite the school on the rue Neuve-de-Berry in October, 1785. In 1805, in a letter to a colleague, Jefferson  wrote very favorably of M. Lemoine and identified Lemoine as the school’s sole director. Eugène Beauharnais (1781-1824), the son of Josephine de Beauharnais, the future wife of Napoléon Bonaparte, resided and studied with Messieurs Loyseau & Lemoine from June of 1788 until the fall of the monarchy on August 10th, 1792, further attesting to the reputation the school enjoyed by the latter half of the late 1780s.

At some point during the 1780s, control of the school shifted from the hands of Jean-François Loyseau more fully into those of M. Lemoine. The press notices in the Journal de Paris in May, 1782, appear to be the final instances in which Loyseau is named as one of the school’s directors. The school’s branded focus on mathematics and engineering during this period may have played a part in this shift. We see this, in part, in the public recognition of M. Lemoine, manifest in the success of his books on mathematics. These texts also provide us with the new names of the private boarding school in 1789 and 1791: la maison d’Education civile & militaire on the rue Neuve-de-Berri, au Roule. By 1797, the school’s name was simply “maison d’éducation, rue neuve de berry, n°. 7.” No mention of Monsieur Loyseau appears in any reference to the “maison d’éducation” on the Rue Neuve-de-Berry after 1782 that I can locate.

1789 12 20 Journal de ParisTraité élémentaire de Mathématiques, ou Principes d’Arithmétique, de Géométrie & d’Algèbre avec les Sections coniques; plusieurs autres Courbes anciennes & modernes; le Calcul différentiel & le Cacul intégral; l’Histoire des Mathématiques purs & des Géomètres les plus célèbres, & c.; ouvrage mis à la portée de tout le monde, & dédié à S.A.S. Mgr. le Duc de Chartres, Prince du Sang, par M.E.M.J. Lemoine d’Essoies….‘Je me ferai un plaisir d’offrir un exemplaire de mon Ouvrage à MM. les Instituteurs, Professeurs, & Maîtres de Conférence de Paris, & de Province, qui jugeront à propos de la faire suivre à leurs Elèves ou à leurs Disciples. Mais je prie de m’écrire directement, & m’addresser des lettres, port franc, à la maison d’Education civile & militaire, rue Neuve-de-Berri, au Roule, à Paris’ “

1791 01 26 Gazette Nationale ou Le Moniteur Universel Extrait du Journal des Savans et du Journal des Sciènces utiles: ‘Traité élémentaire de Mathématiques, ou Principes d’Arithmétique, de Géométrie & d’Algèbre avec les Sections coniques; plusieurs autres Courbes anciennes & modernes; le Calcul différentiel & le Cacul intégral; l’Histoire des Mathématiques purs & des Géomètres les plus célèbres, & c.; ouvrage mis à la portée de tout le monde, par E.M.J. Lemoine d’Essoies…. A Paris, chez l’auteur, à la maison d’Education civile & militaire, rue Neuve-de-Berri, au Roule…. ” (No mention of dedication to Duc de Chartes in this notice.)

1797 05 28 La Quotidienne, ‘Traité élémentaire de Mathématiques, ou Principes d’Arithmétique, de Géométrie & d’Algèbre avec les Sections coniques; plusieurs autres Courbes anciennes & modernes; le Calcul différentiel & le Cacul intégral; l’Histoire des Mathématiques purs & des Géomètres les plus célèbres, & c.; ouvrage mis à la portée de tout le monde, par 1797 05 28 La Quotidienne: …par Edme-Marie-Joseph Lemoine-Dessoyes, professeur de mathématiques et de physique, nommé membre du jury d’instruction publique, par l’administration centrale du département de la Seine, 3e édition, revue et augmentée. Se vend chez l’auteur, maison d’education, rue neuve de Berry, n°. 7…”

(Hôtel du Roule): Institution Polytechniqe, Rue Neuve de Berry, Lemoine (Dessoies) 1800

On November 9th, 1799, Napoleon Bonaparte seized control of France, along with his allies, and ushered in a period of change and reform. Throughout the Republican era, France’s schools lacked the funding to provide quality public education, especially at the primary school level. By 1797, however, as we can see in the notice of May 28th, Edme-Marie-Joseph Lemoine-Dessoyes, “professeur of mathématics and physics”, at the maison d’education on the rue neuve de Berry, was involved in efforts to improve public education in Paris. The school of Lemoine-Dessoyes thrived during the 1780s and 1790s, all available evidence suggests.

1800 11 21 Journal de Paris 30 Brumaire, IXme Année de la République, Instruction Publique – Pensionnats: “…Institution polytechnique, & Pensionnat particulier du Citizen E.M. Lemoine (Dessoies), rue Neuve-de-Berry, au bout des Champs-Élysées….”

Napoleon’s reforms of France’s school system were well under way by late 1800. Accredited schools were publicly listed in the press: a list that included the Institution polytechnique of M. Lemoine, as was as the pension Dubois & Loiseau. I will discuss these reforms and the links connecting the Insitutuion polytechnique and the pension Dubois & Loiseau in the public imagination during Géricault’s life in my next article.

Summary

1829 reprint of 1802 image – Krafft & Ransonnette – Plate LXV. Image courtesy of gallica.bnf.fr / BnF.

For the moment we can set aside our examination of the brothel at the Hôtel du Roule. The Institution de la Jeune Noblesse was founded at the Hôtel du Roule around 1761, by Viard, as a pension dedicated to teaching Latin., with time set aside for students to study science. The 1762 notice establishes Douchet as a former profesor of Latin and an authority on French and French spelling and pronunciation. The 1765 notice places Douchet at the Hôtel du Roule as Viard’s successor, identifies the pension as the Institution de la jeune Noblesse where students could learn French, Latin, German, history and the hard sciences. The 1765 school restricted the number of students to 24, admitting children between the ages of eight and twelve.

By 1769, the curriculum at Douchet’s Institution de la jeune Noblesse conformed much more closely with similar boarding schools catering to the children of the nobility, as a private school for young nobles destined for military careers. Critics hostile to Touloubre Lévêque later asserted that the “former Jesuit” joined the Institution de la jeune Noblesse at the Hôtel du Roule as a teacher and then through a series of machinations replaced the existing director, or directors (Douchet?)

The three notices of 1770 and 1771 together provide a more detailed picture of the Institution de la Jeune Noblesse at the Hôtel du Roule under the administration of Lévêque & Desavy. The 1770 L’Année Littéraire notice details the school’s particular emphasis on the health of the students. School notices normally stress the institution’s focus on student health and exercise, but few advertise an infirmary and medical professionals. This notice also details the school’s comprehensive approach to preparing students for life both as un homme de qualité & as un Militaire. Students study German, dancing, writing, French – four times a week, music, drawing, and arms and other subjects, including Italian, should the parents wish.

The public scandal at Institution de la Jeune Noblesse the  the Hôtel du Roule of 1776-1777 compelled the rebranding of establishment as the Pension Académique: Institution de la Jeune Noblesse. The 1777 Affiches notice suggests the new school directors, Messieurs Loyseau & Lemoine, instituted their own reforms – with a narrower focus on academics, while restating their school’s commitment to student health administered and supervised by Madame Loyseaux. School fees were lowered, the number of students expanded to 30, and the age of admission lowered to five. By 1798, the school’s reputation had been completely rebuilt, while undergoing the changes outlined above.

Rue Neuve-de-Berry

[Paris, rue Neuve de Berry] Ce Terrein [de M. Desplayes – Hôtel du Roule] est à Vendre en toute propriété. Il y a toute sureté pour acquerir, l’on donnera des facilités. S’adresser à Mr La thuille rue l’Eveque, Butte St Roch, Paris (Detail) 1780. Image courtesy of the galica.bnf.fr/Bnf.

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